Look minet pour débuter dans le cinéma

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L’annonce était claire : ils recherchaient un jeune homme de 18 à 24 ans avec un look minet, pour débuter dans le cinéma.

L’annonce était affichée sur laplusgrossebande.com. Enfin, ce n’était pas eux l’auteur. Ils ne faisaient que la relayer. Évidemment.

Lui n’avait jamais particulièrement eu envie de faire du cinéma. D’ailleurs, il ne s’était jamais posé la question. Et la question ne s’était jamais présentée à lui. Jusqu’à aujourd’hui.

C’est pourquoi il n’arrivait pas exactement à répondre au directeur de casting.

« Bon, c’est pas grave. Avez-vous déjà eu un rapport sexuel avec un homme ? » Le directeur avait déjà coché la case correspondante du formulaire.

« Non. »

Il releva la tête, surpris. Lire la suite­­

Comment fêter son premier jour quand on est acteur porno ?

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Il n’en avait pas honte, mais il était pour lui évident qu’il ne devait en parler à personne, et encore moins le fêter. Qu’écrirait-il sur la banderole ? « Heureux porno » ? « Bonne première ? » Ou plus vulgairement, « bonne bourre » ?

Il souriait devant Romain et Romain ne savait pas pourquoi il souriait. Évidemment, il lui arrivait souvent de sourire – mais rarement pour une situation présente – c’était comme s’il souhaitait garder l’événement pour lui et la déguster plus tard, plus intimement.

Mais jamais aussi exagérément.

En fait, il ne savait pas s’il devait lui demander pourquoi ce sourire. Il ne savait même pas s’il savait lui-même pourquoi il souriait. Souvent, il se taisait, le regardait un instant et lui demandait pourquoi il souriait et lui lui disait : « je souris ? »

Il hésitait. Devait-il s’inquiéter ? Devenait-il fou ?

Il arrivait que des hommes attrapassent, on ne savait où, ce sourire et qu’ils ne le perdissent jamais.

« Pourquoi tu souris ? »

Son visage s’élargit de plus belle.

« J’ai tourné un film pornographique. »

Un film pornographique !

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« Un film pornographique ! » C’était moins une répétition interrogative qu’une détonation que toute la salle avait miraculeusement entendu (leur mauvais DJ n’avait-il pas trouvé un succès d’antan à mettre en fond sonore pour affoler les nostalgiques qui s’ennuyaient et disaient, hors de propos, « Desireless, Voyage, voyage » ?). Puis une nouvelle chanson était partie ; dans un coin, un garçon sourit : il avait reconnu le chanteur – on ne la lui faisait pas à lui.

« Un film pornographique ?! » reprit Romain, en faisant attention à bien chuchoter.

« Oui.

— Mais… mais… pourquoi ?

— Pourquoi pas ? » Lire la suite­­

Il n’avait pas tout fait

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Il ne pouvait plus la regarder comme avant.

Il lui avait fait l’amour des centaines, des milliers, des centaines de milliers de fois. Il l’avait vue grimper au rideau, toucher le septième ciel, renier trois fois sa famille. Il pouvait jusqu’alors dire fièrement à Kév’ et Ron’ « ouais, on a tout fait » et leur en boucher un coin.

Mais aujourd’hui, il ne pouvait plus la regarder comme avant.

Bien sûr, il avait vu des films pornographiques, et plus qu’à son tour, et il n’était pas de ceux à dire qu’il ne savait pas ce que c’était, non, parce qu’il n’avait pas honte, non, d’être qui il était, et il n’avait pas honte, non, de dire qu’après dix ans de relation il aimait toujours faire l’amour avec Mathilde (même s’il ne disait pas « faire l’amour » devant ses potes), et en fait il était plutôt, non il était toujours le premier à jeter le sujet sur la table basse, non pour parler de Katsuni, parce qu’il faudrait ensuite tenter d’expliquer à Mathilde d’où venait cette excitation soudaine, mais pour pousser ses amis dans leurs retranchements, les futures connaissances dans leur retranchements, car, selon lui, rien n’était plus vrai qu’un homme au pied du mur – Mathilde disait que c’était son côté droitiste – Mathilde avait, elle, des côtés gaucho, mais il l’aimait comme ça – ou quand même.

Hélas ! il ne pouvait plus la regarder comme avant.

Dans ces yeux, il ne voyait plus ce reflet, grand, fier, viril, mais un objet ratatiné par la vérité : il n’avait pas tout fait ; écrabouillé par la honte : il ne voulait pas tout faire ; pulvérisé par l’humiliation : Jules, cette chose qu’il rencontrait à l’occasion, pour ne pas le vexer, pour ne pas décevoir Mathilde, pour se sentir heureux d’être qui il était, là où il était, avait fait un film pornographique. Lui en était encore à se caresser en cachette devant un film de boules.

Je crois que Romain est pédé

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« Je crois que Romain est pédé. »

Voilà, c’était dit. Le plus dur était fait. Elle avait envie de pleurer, à chaudes larmes, de s’enfoncer de nouveau dans son oreiller, mais elle se retint. Pas devant elles. Pas maintenant. Pas dans un McDo. Surtout pas dans un McDo.

Nicole fut la première à rire. Puis à s’arrêter quand elle remarqua qu’elle ne la suivait pas.

« Merde. »

Oui, merde. Mais ça, elle l’avait déjà dit. Merde, putain, connard – ou connasse –, salope, etc. Elle avait déjà tout dit. Qu’elles trouvassent autre chose. Plus profonde. Nouvelle.

« T’es sûre ? »

Ça, par exemple, ce n’était franchement pas nouveau. Oui, elle en était sûre.

« Merde. »

Nicole n’osait plus toucher à ses frites, et Dieu sait si généralement elle les finissait, ses frites — et celles des autres —, mais, là, c’était cas de force majeure. Elle but une gorgée de son light Lire la suite­­

Tu reçois ou tu te déplaces ?

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vendredi, décembre 22, 2012

Salut.
14:03

Salut.
14:12

Ça va ?
14:12

Oui et toi ?
14:13

Oui. Que cherches-tu de beau ?
14:13

Rien de spécial et toi ?
14:14

Rien de spécial non plus. T’es actif ou passif ?
14:14

Plutôt pass.
14:14

Moi, je suis les deux. Ça te dit qu’on se voie ?
14:14

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