Révélations paternelles (9/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 2 minutes et 7 secondes | 0

Alors que je pensais que l’histoire s’achèverait sur un enterrement, voici que le père me tire à part…

Partie 9/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence…

(Lire l’épisode précédent : Oraison funèbre au feu mari posthume.)


Nous nous assîmes à l’écart, sur un banc. Le cortège avançait sans nous. Marc attendait dans un coin, derrière un arbre.

— J’ai été surpris de vous rencontrer, commença-t-il. J’ai longtemps cru que vous n’existiez pas vraiment. Finalement, nous avons peu vu la femme de Hans. Elle était évidemment présente au mariage, mais ensuite nous ne l’avons pas rencontrée plus de trois fois. Quand nous l’appelions, il oubliait souvent de l’évoquer, comme s’ils ne vivaient pas ensemble, malgré les photographies d’elle qui recouvraient les murs.

« J’ai toujours senti que les femmes étaient un sujet sensible pour lui. Je n’ai jamais insisté. Sa mère, en revanche, était toujours sur son dos. Elle voulait savoir s’il avait une copine, sinon pourquoi, quand il aurait des petits-enfants, etc. Elle n’arrêtait jamais et lui mettait une pression monstre. Il était impossible de la raisonner. Quand je lui parlais, elle se montrait d’accord avec moi, mais revenait à la charge dès qu’elle le revoyait. C’était presque du harcèlement.

Il se tut et déclara, sans ton :

— Eva mesurait 1,85 m pour 55 kg. Lire la suite­­

Les homoparents devront-ils s’excuser d’être gays auprès de leurs ados ?

Classé dans : Citation !, Série TV | Temps de lecture : 37 secondes | 0

Quels reproches formuleront les enfants d’homoparents ? Que répondront ces derniers ?

Citation tirée de l’épisode 3 de la série britannique gay Banana, deuxième triptyque (avec Cucumber et Tofu) du génialissime Russell T. Davies (père de Queer As Folk et Doctor Who [2005]), dans lequel Sian, adolescente lesbienne, vit extrêmement mal l’homosexualité de sa mère.


Vanessa: If you got bullied at school for having a gay mum, it’s not my fault I’m a gay mum, it’s their fault for being pricks. The problem isn’t that I’m gay or that you’re gay, Sian. It’s that you’ve got a massive, great, big stick up your arse. I love you, darling.

En version française pour les Non-Anglophones

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L’Homosexualité avec un grand « H »

Classé dans : Il y eut | Temps de lecture : 2 minutes et 14 secondes | 0

L’Homosexualité, avec un grand « H » est l’équivalent de l’Amour avec un grand « A », celui créé par un type, un soir, au fond d’une taverne, qui n’avait rien d’autres à brailler que « à boire ! » L’intellectuel s’est tourné vers lui et lui a dit :

— L’Amour ? Qu’est-ce donc ?

L’homme soûl lui a répondu :

— L’Amour, c’est ce que l’on cherche à avoir, mais que l’on n’aura pas. On a beau le consommer, il ne se consumera jamais. On a beau le désirer, on ne le possèdera jamais tout à fait. On a beau chuter sans arrêt, on y revient toujours.

L’intellectuel a acquiescé et a soufflé :

— L’Amour, dis-tu… Lire la suite­­

Regarder À la maison blanche

Classé dans : Et si l’on profitait du week-end pour… | Temps de lecture : 1 minute et 35 secondes | 0

Jed Bartlet : Je suis désolé. Vous êtes le Dr Jenna Jacobs, n’est-ce pas ?

Jenna Jacobs : Oui, Monsieur.

Jed Bartlet : Bienvenue à cette soirée.

Jenna Jacobs : Merci.

Jed Bartlet : Le redoutable impact des ondes radio… de la façon dont ces discussions se répercutent sur nos débats nationaux, mais aussi manifestement sur… Manifestement sur… Excusez-moi, Dr Jacobs, vous êtes docteur en médecine ?

Jenna Jacobs : J’ai un doctorat.

Jed Bartlet : Un doctorat ?

Jenna Jacobs : Oui, Monsieur.

Jed Bartlet : En psychologie ?

Jenna Jacobs : Non, Monsieur.

Jed Bartlet : En théologie ?

Jenna Jacobs : Non.

Jed Bartlet : En sciences sociales ? Lire la suite­­

Los Bikers – Dënver

Classé dans : Nouvelle réaliste, Un clip, une nouvelle | Temps de lecture : 5 minutes et 33 secondes | 0

(Le Choix de Camille BM)

 Artiste : Denver.
Titre : Los Bikers.
Pays d’origine : Chili.

Vous vous demandez sûrement ce que je fais pendu par les pieds. Je vais vous le dire.

Tout a commencé quand ma mère m’a poussé à faire de la danse. Elle estimait que je bougeais bien et qu’il était certain que j’étais né pour être danseur. Après trois ans de pratique, à raison de quatre heures par jour, je peux vous assurer que ce n’est pas vrai, et ce, malgré les heures de cours particuliers dans lesquelles elle investissait des centaines de pesos. Elle voulait absolument le croire et ses amies lui renvoyaient une expression mitigée lorsqu’elle leur s’exclamait :

— Mais regardez-moi ces mouvements, ces gestes ! Je vous le dis, peu importe ce qu’en pense son professeur, mon fils est un danseur.

Comme le médecin qui ne voit pas la température baisser achète un nouveau thermomètre, ma mère me changea d’école. Elle opta pour un institut de danse qui se trouvait à l’autre bout de la ville. Lire la suite­­