La Véritable Histoire de M. Offenbach (7/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 4 minutes et 10 secondes | 0

Les parents s’en vont et je me retrouve en tête à tête avec les deux sœurs et Marc. Il est temps de connaître la véritable histoire de M. Offenbach, mon soi-disant mari…

Partie 7/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : Rencontre posthume.)


À la fin de la journée, les parents partirent, me laissant seule avec les deux sœurs et le meilleur ami. Lorsque le portail de la propriété se referma sur la voiture, Marc s’exclama :

— Mais quelle est cette histoire, bordel de merde ?!

— Pour le coup, je suis d’accord avec lui, ajoutai-je sur un ton appuyé.

Un nouveau coup d’œil d’une des sœurs me remit à place. Je n’étais effectivement pas la maîtresse de maison et je n’avais plus à jouer, maintenant que le véritable public était parti.

— Asseyez-vous, je vais vous faire un thé et vous apporter des biscuits, déclara l’une des sœurs.

— Nous avons assez mangé et bu, j’ai besoin d’une explication, répliqua Marc.

Les deux sœurs s’assirent.

— Eva, Hans est homosexuel. Lire la suite­­

Histoires d’autres (5/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 2 minutes et 29 secondes | 0

Alors que je voulais fuir cette macabre comédie dans laquelle je joue la femme d’un mort, les deux sœurs m’obligent à continuer de jouer le jeu. Résultat, me voilà à raconter les histoires d’autres…

Partie 5/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : Une vieille fille qui s’ennuie dans la vie.)


Le père restait silencieux dans son coin, imposant dans son fauteuil, tandis que la mère distribuait de petits biscuits qu’elle avait trouvés en fouillant dans les placards de la cuisine. Un long silence pesait sur nous. Les deux sœurs avaient retrouvé leur position enlacée sur le canapé.

Pour ma part, je ne savais que dire. Je n’aimais pas être le dindon de la farce, mais dans le même temps, je me faisais la réflexion que c’était le premier événement qui se produisait dans ma vie depuis la disparition de Croquette, mon chat. Je regardai ma montre. Ce n’était pas mon directeur général qui m’attendait : nous étions le 14 février – il devait passer la Saint-Valentin en compagnie de sa femme.

— Cela fait tant d’années que nous ne nous sommes pas vus… soupira la mère. Le temps nous a séparés… Comment était-il sur la fin ?

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Une vieille fille qui s’ennuie dans la vie (4/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 3 minutes et 42 secondes | 0

Moi, Eva, vieille fille qui s’ennuie dans la vie, après m’être fait passer pour la femme d’un pur inconnu, vais affronter mon mensonge et ma (soi-disant) belle-famille…

Partie 4/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : Un petit mensonge de rien du tout.)


C’est un homme d’un certain âge qui entra le premier – il devait s’agir du père. Il se tenait droit et le menton haut, comme un homme fier qui veut se montrer insensible. Il fut suivi par trois femmes qui se soutenaient, la bouche et le nez plongés dans un mouchoir. L’une d’elles leva furtivement la tête vers moi et écarquilla légèrement les yeux, avant de les replonger dans le cou de la troisième femme.

Dans ma chaise, je restai immobile pour devenir invisible, me disant qu’ainsi l’inspectrice police m’oublierait. Il n’en fut évidemment rien. Elle les accueillit avec distance et respect.

Après quelques secondes, l’homme sortit de son mutisme :

— En êtes-vous sûre ?

— Oui, Eva Offenbach, votre belle-fille, l’a reconnu, expliqua l’inspectrice en me désignant du menton. Lire la suite­­

La Mère

Classé dans : Après la fin du monde | Variation E | Temps de lecture : 2 minutes et 55 secondes | 0

Je n’ai pas pu m’en empêcher – malgré tout ce qui peut m’en dissuader, je suis parti rendre visite à ma mère.

17e épisode de la série Après la fin du monde | Variation E narrant les derniers jours de la vie d’un homme… avant la fin du monde. (Lire l’épisode précédent : Bienvenue dans la police).


Elle m’a ouvert la porte. La chaînette coupait son visage en deux.

— Vous êtes qui, vous ?

Ça a été sa première phrase.

— Votre fils.

— Le Parigot ?

— Noiséen, maman, Noiséen.

— C’est pareil. Qu’est-ce que tu veux ? Lire la suite­­

Les Mères, bêtes, du Jardin des plantes

Classé dans : Citation !, Dans ma rue | Temps de lecture : 24 secondes | 0

Certains enfants sont mal élevés. Puis ils deviennent eux-mêmes parents. Et ça fait peur… Oui, au Jardin des plantes, les mères sont tout aussi bêtes que les animaux !

Au jardin des plantes, une mère approche son appareil photo de l’œil qu’elle pointe en direction de sa famille.

Et si vous me regardiez au lieu de regarder les plantes ?

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Жить в твоей голове-Россия – Земфира

Classé dans : Nouvelle de science-fiction, Un clip, une nouvelle | Temps de lecture : 5 minutes et 48 secondes | 0

Un homme harcelé par sa mère, utilisé et écarté des siens. Son quotidien. Nouvelle de science-fiction inspirée de la chanson Жить в твоей голове-Россия (Jit’ v tvoéy golové) du groupe russe Земфира (Zemfira).


Un jour ordinaire

Ses yeux s’ouvrent à la dernière sonnerie du téléphone. Une main s’étire et attrape le combiné – il n’est pas du matin.

— Oui ?

— Tu n’es pas encore levé, mon fils ?

— Il est 5 heures, mère.

— Et tu crois que c’est en dormant que tu entreras dans l’histoire ? Si ton père te voyait, il aurait très probablement honte de toi, comme j’ai honte. Que t’ai-je donc appris, mon fils ? À être digne. Tout simplement. Es-tu digne ?

— Oui.

— Non, tu n’es pas digne. En plus, tu ne m’écoutes pas. Tu dors et tu ne m’écoutes pas.  Lire la suite­­

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