La Véritable Histoire de M. Offenbach (7/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 4 minutes et 10 secondes | 0

Les parents s’en vont et je me retrouve en tête à tête avec les deux sœurs et Marc. Il est temps de connaître la véritable histoire de M. Offenbach, mon soi-disant mari…

Partie 7/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : Rencontre posthume.)


À la fin de la journée, les parents partirent, me laissant seule avec les deux sœurs et le meilleur ami. Lorsque le portail de la propriété se referma sur la voiture, Marc s’exclama :

— Mais quelle est cette histoire, bordel de merde ?!

— Pour le coup, je suis d’accord avec lui, ajoutai-je sur un ton appuyé.

Un nouveau coup d’œil d’une des sœurs me remit à place. Je n’étais effectivement pas la maîtresse de maison et je n’avais plus à jouer, maintenant que le véritable public était parti.

— Asseyez-vous, je vais vous faire un thé et vous apporter des biscuits, déclara l’une des sœurs.

— Nous avons assez mangé et bu, j’ai besoin d’une explication, répliqua Marc.

Les deux sœurs s’assirent.

— Eva, Hans est homosexuel. Lire la suite­­

Rencontre posthume (6/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 1 minute et 10 secondes | 0

Le meilleur ami de Hans vient de me démasquer…

Partie 6/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : Histoires d’autres.)


— Je suis Eva Offenbach, la femme de Hans.

— Vous mentez. Marc ne m’a jamais parlé de vous.

Il me prit de court. Je ne m’attendais pas une telle réponse.

— Et vous, qui êtes-vous ?

— Je suis le meilleur ami de Hans, répondit-il en rougissant.

— Qui ne connaît pas l’existence de la femme de son meilleur ami ? attaquai-je. Lire la suite­­

Histoires d’autres (5/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 2 minutes et 29 secondes | 0

Alors que je voulais fuir cette macabre comédie dans laquelle je joue la femme d’un mort, les deux sœurs m’obligent à continuer de jouer le jeu. Résultat, me voilà à raconter les histoires d’autres…

Partie 5/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : Une vieille fille qui s’ennuie dans la vie.)


Le père restait silencieux dans son coin, imposant dans son fauteuil, tandis que la mère distribuait de petits biscuits qu’elle avait trouvés en fouillant dans les placards de la cuisine. Un long silence pesait sur nous. Les deux sœurs avaient retrouvé leur position enlacée sur le canapé.

Pour ma part, je ne savais que dire. Je n’aimais pas être le dindon de la farce, mais dans le même temps, je me faisais la réflexion que c’était le premier événement qui se produisait dans ma vie depuis la disparition de Croquette, mon chat. Je regardai ma montre. Ce n’était pas mon directeur général qui m’attendait : nous étions le 14 février – il devait passer la Saint-Valentin en compagnie de sa femme.

— Cela fait tant d’années que nous ne nous sommes pas vus… soupira la mère. Le temps nous a séparés… Comment était-il sur la fin ?

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L’amour, un voyage de station en station (2/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 2 minutes et 23 secondes | 0

J’ai été convoquée au commissariat où une inspectrice vient de m’annoncer la mort de mon mari.

Partie 2/9 de L’Improbable Mari, nouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence… (Lire l’épisode précédent : J’aurais dû me marier le plus tôt possible.)


L’inspectrice ne bougea pas. Pour marquer sa compassion, elle plissa les lèvres. Puis elle me tendit une boîte de mouchoirs.

J’en attrapai mécaniquement un. Je n’avais pas envie de pleurer. Comme maman m’avait prévenue, j’avais fini par arriver à un âge où je n’attendais plus le terminus, où l’amour ressemblerait uniquement à un voyage de station en station, avec une distance toujours plus grande entre chaque arrêt.

Non, je n’avais jamais été mariée. En revanche, je rêvais bien d’un divorce, qui n’était jamais arrivé : celui de mon amant de responsable depuis devenu mon directeur général.

Mon poing a étranglé le mouchoir. Mme Providence continuait de me regarder. J’ai demandé, machinalement, comme dans les séries :

— Que s’est-il passé ?

— Je sais que la nouvelle doit être dure à encaisser…

Non, elle ne l’était pas. Je ne savais même pas de quoi elle me parlait.

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