Le Racisme

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Ils sont partout. Ils n’arrêtent pas de se multiplier, tels des lapins. Les pires sont ceux qui se dissimulent sous du maquillage pour s’infiltrer. Mais la ruse met peu de temps à être révélée. Ils occupent nos emplois, sont présents dans nos arbres généalogiques et nos repas de famille. Les plus faibles se taisent, prennent sur eux, jusqu’au jour où ils déclarent :

— Je ne suis pas raciste, mais…

Ou :

— Je n’ai rien contre les Roms, mais…

Il y a les plus lâches, qui crachent :

— Sales Arabes.

Tu as beau leur faire remarquer qu’ils sont amis avec Mehdi-par-ci-Medhi-par-là, ils répondent :

— Lui, ce n’est pas pareil : je le connais et il est gentil. D’ailleurs, il faut que je pense à lui rendre sa tondeuse. Mais c’est vrai que maintenant que j’y pense, ils vivent comme des chiens.

Et puis, tu arrêtes d’écouter. Après tout, c’est ton père.  Lire la suite­­

Le Repas

Classé dans : Il y eut | Temps de lecture : 2 minutes et 16 secondes | 0

La France a toujours raffolé des repas – d’ailleurs, ne dit-on pas qu’elle est le pays de la gastro-nomie ? À ce sujet, dans la mesure où gastro- renvoie directement à estomac, ventre et -nomie à nom, on peut sans se mouiller dire que la France est le pays du ventre. De fait, maman, arrête de paniquer : tu rends seulement hommage à ton pays.

 

La France a toujours raffolé des repas. Elle ne vit que pour eux, elle ne pense qu’à eux.

Le matin on se laisse tenter ou l’on résiste à l’appel de la boulangerie. On résiste. 200 mètres plus loin, on se laisse tenter ou l’on résiste à l’appel de la boulangerie. On résiste. 200 mètres plus loin, on se laisse tenter ou l’on résiste à l’appel de la boulangerie. Lire la suite­­

Bis nach Toulouse – Philipp Poisel

Classé dans : Nouvelle romantique, Un clip, une nouvelle | Temps de lecture : 3 minutes et 10 secondes | 0

(Le Choix de Camille BM)

Artiste : Philipp Poisel.
Titre : Bis nach Toulouse.
Pays d’origine : Allemagne.

Quand je sens que j’en ai assez, je sors. Et puis je prends la voiture qui m’emmène toujours tout droit, là où je te retrouverai.

Je me rends compte de l’itinéraire que j’emprunte lorsque mon regard tombe dans celui d’un douanier. Je ne l’inquiète pas. 

 

Paris est une horreur. Lire la suite­­

Paris, en juillet : l’occupation par les touristes

Classé dans : Il y eut | Temps de lecture : 2 minutes et 17 secondes | 0

À Paris, en juillet, il y a deux types de populations :

  • les touristes qui trouvent absolument fabuleuses ces pierres historiques, ces avenues légendaires et toutes ces gravures sur les façades :
  • les Parisiens qui ne comprennent pas que ces putains de touristes avancent en masse, que ces abrutis de touristes ne les laissent pas passer, que ces connards de touristes traînent le pied, lève la tête et ne pigent pas l’importance capitale d’atteindre le métro avant les cinq prochaines minutes, car Bon Dieu si je rate le métro je […] !

En juillet, il y a deux types de Parisiens :

  • celui qui te pollue Facebook avec des images de pieds dans le sable, de soleil dans l’objectif et de statuts toujours identiques « plage ou piscine ? » – il y a aussi celui qui ne laisse aucune trace sur Facebook, parce que ça lui coûterait bien trop cher de là où il se trouve ;
  • celui qui râle qu’août se fasse attendre, que le soleil fasse monter le mercure dans la rue et le métro, et couler la sueur sous l’aisselle de celui qui s’agrippe à la barre et dans le dos entre la peau et le coussin du fauteuil de bureau. Lire la suite­­