Révélations paternelles (9/9)

Classé dans : L'Improbable Mari | Temps de lecture : 2 minutes et 7 secondes | 0

Alors que je pensais que l’histoire s’achèverait sur un enterrement, voici que le père me tire à part…

Partie 9/9 de L’Improbable Marinouvelle réaliste sur Eva, petite femme ronde qui pensait ne jamais voir sa vie changer… mais c’était sans compter sur la Providence…

(Lire l’épisode précédent : Oraison funèbre au feu mari posthume.)


Nous nous assîmes à l’écart, sur un banc. Le cortège avançait sans nous. Marc attendait dans un coin, derrière un arbre.

— J’ai été surpris de vous rencontrer, commença-t-il. J’ai longtemps cru que vous n’existiez pas vraiment. Finalement, nous avons peu vu la femme de Hans. Elle était évidemment présente au mariage, mais ensuite nous ne l’avons pas rencontrée plus de trois fois. Quand nous l’appelions, il oubliait souvent de l’évoquer, comme s’ils ne vivaient pas ensemble, malgré les photographies d’elle qui recouvraient les murs.

« J’ai toujours senti que les femmes étaient un sujet sensible pour lui. Je n’ai jamais insisté. Sa mère, en revanche, était toujours sur son dos. Elle voulait savoir s’il avait une copine, sinon pourquoi, quand il aurait des petits-enfants, etc. Elle n’arrêtait jamais et lui mettait une pression monstre. Il était impossible de la raisonner. Quand je lui parlais, elle se montrait d’accord avec moi, mais revenait à la charge dès qu’elle le revoyait. C’était presque du harcèlement.

Il se tut et déclara, sans ton :

— Eva mesurait 1,85 m pour 55 kg. Lire la suite­­

Non, je ne suis pas colère

Classé dans : Poésie en boîte | Temps de lecture : 38 secondes | 0

Je rêve
De vous écarteler
De vous éviscérer
De montrer au monde vos organes putréfiés

Je rêve
De faire de votre vie un charnier
De vos envies des regrets
De vos désirs des marées Lire la suite­­

Le Racisme

Classé dans : Il y eut | Temps de lecture : 3 minutes et 44 secondes | 0

Ils sont partout. Ils n’arrêtent pas de se multiplier, tels des lapins. Les pires sont ceux qui se dissimulent sous du maquillage pour s’infiltrer. Mais la ruse met peu de temps à être révélée. Ils occupent nos emplois, sont présents dans nos arbres généalogiques et nos repas de famille. Les plus faibles se taisent, prennent sur eux, jusqu’au jour où ils déclarent :

— Je ne suis pas raciste, mais…

Ou :

— Je n’ai rien contre les Roms, mais…

Il y a les plus lâches, qui crachent :

— Sales Arabes.

Tu as beau leur faire remarquer qu’ils sont amis avec Mehdi-par-ci-Medhi-par-là, ils répondent :

— Lui, ce n’est pas pareil : je le connais et il est gentil. D’ailleurs, il faut que je pense à lui rendre sa tondeuse. Mais c’est vrai que maintenant que j’y pense, ils vivent comme des chiens.

Et puis, tu arrêtes d’écouter. Après tout, c’est ton père.  Lire la suite­­