Du Proust chez Joël Dicker : Le Livre des Baltimore

Classé dans : Livre ! | Temps de lecture : 4 minutes et 33 secondes | 0

Présentation et analyse subjective du Livre des Baltimore, de Joël Dicker, cette fois-ci plus proche de Proust que du roman policier.

Trois ans après La Vérité sur l’affaire Harry Québert, qui s’était vendu à près de 3 millions d’exemplaires et avait reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt des lycéens, Joël Dicker revient avec son troisième roman : Le Livre des Baltimore.

L’histoire

Nous retrouvons Marcus Goldman après le succès de son deuxième roman, La Vérité sur l’affaire Harry Québert. Alors qu’il s’isole à Boca Raton, Floride, pour trouver la tranquillité nécessaire à la rédaction de son nouveau roman, un chien débarque dans son jardin.

Cet incident, qui pourrait être anodin, est le point de départ d’une histoire qui va le plonger loin dans son passé, bien des années avant le Drame. Nous découvrons d’un côté les Goldman-de-Baltimore, la famille idéale menée par le patriarche Saul qui vit dans le luxe du rêve américain, de l’autre les Goldman-de-Montclair, une famille de la classe moyenne qui paraissent ratés face à la réussite éclatante des Baltimore, et au milieu trois enfants qui les réunissent : Hillel Goldman-de-Baltimore, le cousin frêle, mais intelligent ; Marcus Goldman-de-Montclair, le rêveur éloigné et jaloux ; et Woodrow, la pièce rapportée qui vient souder le groupe qui se fera appeler le Gang des Goldman.

Dès le départ du roman, ce qui semble figé dans le marbre n’est plus. Suite à un Drame, Saul Goldman, le grand avocat, se retrouve à remplir les sacs des clients à la caisse d’un supermarché, plongé dans une solitude que seul Marcus vient briser. Quelque chose empêche le héros de vivre l’amour qu’il éprouve pour Alexandra, la femme de sa vie qui l’aime comme il l’aime. Et le Gang des Goldman n’est plus. Lire la suite­­

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, de Joël Dicker

Classé dans : Livre ! | Temps de lecture : 3 minutes et 39 secondes | 0

Le corps d’une jeune fille est retrouvé enterré dans le jardin d’un des plus grands écrivains de la littérature américaine : Harry Quebert. Un autre écrivain, Marcus Goldman, se précipite sur le lieu du crime prêt à en découdre : il faut trouver la vérité sur l’affaire Harry Quebert !


 

Sommaire


 

L’intrigue

Le premier roman de Marcus Goldman a conduit ce dernier à la gloire, à la richesse et aux bras des plus belles femmes du show business. Mais maintenant, tout le monde attend son deuxième roman avec impatience. Son éditeur le premier – il lui a laissé deux ans pour l’écrire. Malheureusement voilà, il faut se rendre à l’évidence : Marcus est victime d’une maladie bien célèbre chez les écrivains : la page blanche.

Il essaie tous les remèdes et, à quelques semaines de son échéance, il prend le taureau par les cornes et décide de quitter New York pour la petite ville d’Aurora, New Hampshire, où vit le très célèbre Harry Quebert.

Marcus a rencontré Harry Quebert, rendu célèbre par son cultissime roman L’origine du mal, à la fac de Burrows où ce dernier enseignait. Tout d’abord professeur, puis partenaire de boxe, Harry a fini par devenir son ami et mentor. Comme le répète Marcus, sans celui-ci, il ne serait pas devenu l’homme qu’il est désormais.

Mais voilà, un beau jour de l’année 2008, on découvre enterré dans le jardin d’Harry le corps d’une fille de 16 ans disparue 33 ans plus tôt et jamais retrouvée. Un scandale éclate, l’honneur du grand écrivain est sali et ses livres retirés des étagères. Convaincu de l’innocence de son ami, Marcus part enquêter sur son passé et celui de la victime, Nola Kellergan. Son objectif ? Trouver la vérité sur l’affaire Harry Quebert… Lire la suite­­

Dans tout adulte boude un lycéen

Classé dans : Citation !, Livre ! | Temps de lecture : 19 secondes | 0

On a beau tenter de jouer aux grands, dans tout adulte boude un lycéen.

Citation tirée de Débandade, de Clémence Dumper.


On a beau faire : au fond des adultes que nous sommes il y a toujours quelque adolescent stupide qui, de temps à autre, exécute un bond prodigieux à refaire surface. La vie n’est parfois qu’une cour de lycée et nous ne sommes pas toujours dans le bon camp. Alors on se renferme, on confectionne soigneusement une carapace solide, imperméable à toutes les attaques, mêmes les plus acides.

Écouter les confessions du politique

Classé dans : Et si l’on profitait du week-end pour… | Temps de lecture : 25 secondes | 0

— Vous êtes beaucoup trop intelligent, monsieur Poirot. Je vous demanderai pourtant de croire une seule chose : c’est que j’ai foi en moi. Je crois être l’homme dont le pays a besoin pour diriger l’Angleterre pendant les jours de crise que je sens venir. Si je n’en avais pas été sincèrement persuadé, je n’aurais pas agi comme je l’ai fait, et j’aurais simplement essayé de concilier le salut de mon âme avec les plaisirs de ce monde. Un truc habile m’a permis de me sauver du désastre.

— Oh ! fit Poirot, si vous n’en aviez pas été capable, vous ne seriez pas un vrai politicien !

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Lire Histoire de ma sexualité

Classé dans : Et si l’on profitait du week-end pour… | Temps de lecture : 5 secondes | 0

Matelot dit : « La province est en endroit où vivent tous réunis les  candidats des jeux télévisés. »

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Lire Love Song ?

Classé dans : Et si l’on profitait du week-end pour… | Temps de lecture : 28 secondes | 0

Je dévisage Georges un instant. Ce qui semble le mettre mal à l’aise si j’en juge par la grimace qu’il fait tandis que je sonde son âme de fourbe et de collabo – l’insensibilité et le manque de courage font partie du lot. Une grimace de douleur, donc. Quelque chose le contrarie. Moi, ma présence. Je suis le vivant reproche, je suis le miroir de sa honte, la condamnation incarnée de sa traîtrise, de sa lâcheté. De sa pusillanimité. Il n’est plus du côté des artistes, il a rallié l’autre bord et s’est mis sous les ordres de jeunes types débarqués de L’Oréal ou Auchan – de jeunes primeurs, de vrais ringards revenus de tout, à qui ils nous ont tous vendus.

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